En immobilier, le mois d’août est traditionnellement calme. C’est celui qui, avec décembre, enregistre le plus faible nombre de mises en vente ainsi que de réalisations de transaction.
Il est cependant intéressant d’observer que le volume de nouveaux biens proposés à la vente est toujours supérieur de 10% à celui de l’année dernière à même époque.
Le délai moyen de transaction à 10,6 semaines redescend sous la barre des 11 semaines atteinte en juillet. Ce délai est supérieur de seulement 6 jours par rapport à août 2007 mais reste néanmoins l’un des plus longs depuis un an et demi.
La part des ventes conclues en mois d’un mois à 28%, reste également à son niveau le plus bas. Il en va de même pour le taux moyen de négociation à 7,3% en baisse de 0,5% comparé au mois précédent mais qui demeure quasiment à son apogée depuis un an et demi. La part des transactions conclues sans abattement remontent à 30% (vs 28% en juillet).
Le prix des appartements regagne 1,1% alors que celui des maisons baisse encore de 0,8% sur un mois. Sur 3 mois la variation est respectivement de +0,8% et -1,8%. Et sur 1 an, l’indice du prix des appartements cède -0,9% et celui des maisons -1,2%.
Pour les appartements, les régions les plus impactées par la baisse sur 12 mois sont toujours le Sud-Ouest (-5,2%), Rhône-Alpes (-3,9%) et l’Arc Méditerranéen (-3,7%), alors que l’Ile de France est en hausse de +1,8%.
Pour les maisons, la baisse des prix est la plus marquée en Rhône-Alpes (-5,6%) et dans le Nord (-3,6%).
Ce mois-ci confirme les modifications de tendance qui étaient nettement apparues le mois dernier après de longs mois de stabilité : allongement de la durée de transaction, augmentation du taux de négociation, mais excellente résistance du volume d’activité.
Cependant, parce que nous avons observé dans le passé que des variations mensuelles pouvaient être rapidement corrigées dans les deux mois suivants, surtout en période de congés estivaux ou de fin d’année, nous devrons attendre la fin octobre pour dessiner une orientation claire du second semestre.
En ce qui concerne les prix, même si dans certains secteurs, ils peuvent être logiquement encore ajustés pendant quelques mois, nous ne croyons toujours pas à leur baisse générale prononcée.
L’obstacle mécanique à une dégringolade résidant toujours dans une demande qui dépasse largement l’offre ; déséquilibre qui va s’aggraver par le fait que les promoteurs ont considérablement réduit les mises en chantier de nouveaux logements.
Néanmoins et plus que jamais, au risque de nous répéter, nous re-re-martelons à l’adresse des futurs acheteurs notre inextinguible recommandation :
Prenez votre temps et comparez, avant de signer !
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